Séminaires et manifestations scientifiques

L’activité des membres du laboratoire pour l’année universitaire en cours.

 

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2019-2020

Séminaires

Usages (historiens) des objets

Séminaire organisé par Manuel Charpy (InVisu) et Noémie Étienne (Université de Berne)

Automne-hiver 2019-2020

Ce séminaire de recherche entend explorer l’usage des objets en histoire et en histoire de l’art, que ce soit comme sujets d’études ou témoins. Sans hiérarchie préalable de qualité ou de nature, il s’agit d’interroger les statuts et les usages des objets dans le temps. Ainsi, nous questionnons la capacité des sciences historiques à mener une histoire comparée et internationale qui adresse la singularité des objets tout au long de leur existence, en saisissant aussi leur transformation (remploi, traduction, restauration, conservation, exposition, etc.). En nous appuyant sur des études de cas, que ce soit en histoire, histoire de l’art, sociologie, anthropologie, archéologie…, nous embrassons des objets extraordinaires (objets miraculeux et magiques, œuvres d’art, objets anciens) comme des objets communs (objets du quotidien, utiles, populaires). Il conviendra d’interroger les catégories qui permettent de saisir et penser les choses – marchandises ou œuvres, objets anciens, d’occasion ou neufs, authentiques ou faux, abandonnés ou transmis, protecteurs ou médicinaux. Au final, ce séminaire propose de réfléchir aux manières de mobiliser, de décrire et d’écrire les objets dans les sciences humaines et sociales.

Mardi 1er octobre

Le temps des objets

Finbarr Barry Flood (New York University) Économies de la copie et énigmes de la chronologie : le problème des bols magico-médicinaux islamiques « médiévaux ».

Mercedes Volait (CNRS-InVisu) Icônes et circuits de la haute-curiosité de provenance moyen-orientale en transit à Paris de 1865 à 1869.

 

Mardi 15 octobre

Quête d’objets

Judith Lyon-Caen (EHESS, GRIHL) Un rêve dans une vitrine : peut-on enquêter sur un objet de fiction ?

Marie Voignier (Artiste) Poursuites d’objets (Chine-Afrique).

 

Mardi 5 novembre

Objets ressources

Niko Vicario (Amherst College) Masks of Extraction: Objects between Mexico and the United States, circa 1940.

Samir Boumedienne (CNRS, IHRIM) La mise en boîte du monde. Caisses, caissons et caissettes dans les explorations de l’époque moderne.

 

Mardi 26 novembre

Pouvoirs d’objets

Gil Bartholeyns (Université de Lille, IRHIS) Avec et contre la croyance : enquête sur une statuette « miraculeuse » en Belgique (2014-2019).

Claire Bosc-Thiesse (CNRS-INHA) Objets de pouvoir : dispositifs matériels, dispositifs visuels, dispositifs textuels. Le cas des icônes de salut éthiopiennes.

Mardi 10 décembre

Objets consommés

Pierre Lemonnier (Université Aix-Marseille Université, CREDO) La matérialité des rites d’initiation masculine des Anga de Nouvelle-Guinée : objets, gestes et actions mécaniques loin, très loin du symbolisme.

Aude Fanlo et Marie-Charlotte Calafat (MUCEM) Objets folkloriques ou objets populaires ?

 

Mardi 21 janvier

Les objets en récit

Marta Caraion (Université de Lausanne, Faculté des Lettres) Comment la littérature pense les objets.

Bulle Tuil-Leonetti (CNRS, InVisu) Un amateurisme éclairé ? Décrire pour vendre les objets d’art de l’Islam dans les catalogues de vente (xixe-xxie siècle).

Institut National d’histoire de l’Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris – Salle Tania Hendriks

14 h – 17 h 00

Séminaire en 7 séances

Tombe dans la région du Tanganyika, Congo Belge, années 1930 © Manuel Charpy / DR.

Cinéma à Beirouth, Liban, années 1950. Foundation arabe pour l’image, cliché n° 0085at00058, Farid el Atrash, Samia Gamal collection © Arab Image Foundation

Programme

programme en cours d’élaboration

Arts visuels, décoratifs et monumentaux au Maghreb et au Moyen-Orient (XIXe-XXIe siècles)

Séminaire hebdomadaire organisé par Nadine Atallah (Paris I-InVisu), Juliette Hueber, Claudine Piaton et Mercedes Volait (CNRS-InVisu)

Hiver-printemps 2020

Que les contours en aient été déterminés par des réformes endogènes, par la colonisation, par les conditions de la Guerre froide et/ou celles de la décolonisation, la création artistique sur le pourtour sud et est méditerranéen, et au-delà dans la Péninsule arabique et en Asie centrale, a été le produit à la fois d’interactions supranationales et d’enracinements locaux variés, qui se sont matérialisés dans toutes sortes d’innovations et d’hybridations, d’échappées particulières et de dyschronies. L’étude et la déconstruction de ce champ artistique se sont pourtant principalement occupées jusqu’à présent des stéréotypes véhiculés par le « centre » sur ses « périphéries ». L’objectif du séminaire est de renverser la focale pour placer le Maghreb et le Moyen-Orient en tant que territoires de création artistique au cœur de l’enquête. Il est aussi de transgresser les approches par médium qui segmentent et obscurcissent les problématiques communes aux arts plastiques, aux arts décoratifs et à l’architecture de cette aire géoculturelle. Dans cette exploration d’une approche plurimédiale, plus interactionniste et multipolaire des œuvres et des mondes de l’art qui y ont vu le jour, quelle importance accorder aux caractéristiques visuelles, esthétiques et techniques des œuvres ? Leur prise en compte ne doit-elle pas accompagner, voire enrichir l’analyse sociopolitique, dans l’optique de contextualiser le regard et ainsi favoriser l’engagement dans les territoires étudiés et vis-à-vis des sociétés qui les composent ? Ouvert aux masterants et doctorants, le séminaire s’adosse aux travaux, outils et ressources numériques développés par le laboratoire InVisu dans le cadre de contrats de recherche français et européens et de partenariats diversifiés

L’histoire de l’art à l’heure du numérique et de la science ouverte

Coordination : Sophie Raux (LARHRA) et Mercedes Volait (InVisu)

Automne-hiver 2019-2020

Comme bien des disciplines des sciences humaines, l’histoire de l’art se tient encore relativement à l’écart du numérique, et en particulier du numérique ouvert. Le mouvement de libération des collections patrimoniales va cependant croissant et la place centrale des images dans la pratique des historiens d’art induit en tout état de cause l’acquisition et le traitement de données visuelles, nombreuses ou pas, numériquement natives ou pas, selon des formes de mise en ordre plus ou moins raisonnées et informées des possibilités, comme des contraintes, du numérique.

Le séminaire souhaite œuvrer au partage de retours d’expérience des recherches à dimension numérique (aussi bien implicite qu’explicite) conduites au sein de la discipline, qu’il s’agisse de gestion et de publication des données utilisées (on parle désormais de « curation » de données), ou d’orientations plus complexes, telle que la visualisation, la spatialisation, ou encore la formalisation multidimensionnelle de l’information réunie. L’objectif est de favoriser la transition numérique de l’histoire de l’art en se donnant des clés pour maîtriser un domaine d’innovation en perpétuelle ébullition et améliorer ce faisant la visibilité internationale de la recherche française.

Séminaire en 5 séances

Visualisation des métadonnées de la photographie de la Chapelle St. Louis de Carthage, Tunisie © InVisu

Programme

Programme en cours d’élaboration

« Illustrated London Shirt », magazine Diogenes, Londres, 1853 © Manuel Charpy

Programme

programme en cours d’élaboration

Histoire du vêtement et de la mode à l’âge industriel

Séminaire organisé par Manuel Charpy

Hiver-printemps 2020

Ce séminaire qui donnera la part belle aux vêtements ordinaires, à la fabrique des modes et aux écritures de cette histoire, s’attachera pour sa première année aux espaces de la mode et du vêtement. Il considérera à la fois l’échelle de micro-espaces notamment urbains et l’échelle internationale en saisissant, du début du XIXe siècle à nos jours, les circulations de formes vestimentaires comme de marchandises. 

Manifestations scientifiques

Les conférences de l’année universitaire prochaine ne sont actuellement pas fixées par le laboratoire. Elles seront disponibles en septembre.