Publications du laboratoire

Retrouvez ici les publications d’InVisu.

 

> ABE Journal
> Actes de colloque
> Catalogues d’exposition
> Ouvrages

ABE Journal

Architecture Beyond Europe

ABE est une revue multilingue à comité de lecture international et parution semestrielle issue du réseau international de recherche Architecture Beyond Europe.
Elle s’intéresse aux aspects coloniaux et postcoloniaux du monde bâti depuis le XIXe siècle, ainsi qu’aux réseaux et aux modèles circulant à partir de l’Europe et vers celle-ci.

ABE est soutenue par l’Institut National des Sciences Humaines et Sociales (InSHS) du CNRS.

Les propositions d’articles ou de dossiers thématiques sont à adresser à ABE Journal. Les appels à contribution et les consignes aux auteurs sont à consulter sur le site de la revue. Veuillez noter que la plateforme revues.org fournit en outre un suivi statistique très complet des consultations.

> Visiter le site de la revue
> Proposer un article
> Consulter les appels à contribution
> Impression à la demande

13. Construction of tradition

2018, sous la direction de Clara Ilham Álvarez Dopico et Bulle Tuil Leonetti
> consulter

14-15. Building the Scottish Diaspora

2019, sous la direction de G. A. Bremner, Harriet Edquist et Stuart King
> consulter

11. Paradoxical Southeast Asia

2017, sous la direction de Caroline Herbelin
> consulter

12. The space of diplomacy : Design and beyond

2017, sous la direction de Paolo Girardelli
> consulter
> commander ce numéro

9-10. Dynamic Vernacular

2016, sous la direction de Mark Crinson
> consulter
> commander ce numéro

7. South America : Transnational Studies and Cultural Transfers

2015, sous la direction de Kathleen James-Chakraborty
> consulter

8. Ornemental tiles

2015, sous la direction de Leila el-Wakil
> consulter
> commander ce numéro

5. Innovative engineering

2014, sous la direction de Claudine Piaton et Ralph Bodenstein
> consulter

6. Socialists Networks

2014, sous la direction de Lukasz Stanek
> consulter
> commander ce numéro

3. Colonial Today

2013, sous la direction de Johan Lagae
> consulter

4. Global experts "off radar"

2013, sous la direction de Johan Lagae
> consulter

2. Corporate Patronage

2012, sous la direction de G. A. Bremner et Diego Caltana
> consulter
> commander ce numéro

Actes de colloque

Dialogues artistiques avec les passés de l’Égypte

Une perspective transnationale et transmédiale

De l’architecture aux arts décoratifs et de la peinture au théâtre, ce recueil de textes traite d’œuvres dialoguant avec le patrimoine égyptien dans toutes ses composantes. Il inclut Le Conte du moucharabieh, texte écrit en arabe par l’architecte Hassan Fathy et ici traduit pour la première fois en français. La notion « d’égyptianisme » se trouve ainsi examinée dans la plus large variété de ses acceptions artistiques, architecturales et critiques, dans le monde occidental comme en Égypte. Les contributions révèlent un historicisme artistique de veine égyptienne qui ne se cantonnerait ni à la référence antique, ni au monde occidental : nombreux sont les peintres, les sculpteurs, les cinéastes, les architectes… d’Égypte à avoir intégré des représentations du passé national – pharaonique, copte, médiéval, ottoman, et désormais khédivial ou nassérien – dans leur pratique artistique. À l’encontre de l’image habituelle de l’Égyptomanie, c’est un panorama plus riche et plus diversifié qui prend corps ici à travers divers médias et contextes nationaux.

> consulter en ligne
> commander l’ouvrage

L’isthme et l’Égypte au temps de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez (1858-1956)

Textes réunis par Claudine Piaton (éd.)

En 1858, la Compagnie universelle du Canal maritime de Suez était fondée pour percer un canal de liaison entre la Méditerranée et la mer Rouge ; en 1956, l’État égyptien proclamait la nationalisation de l’entreprise. Entre ces deux dates, cette société commerciale a créé et administré des ouvrages d’art d’envergure, trois villes nouvelles et des domaines agricoles. L’écologie économique et sociale des marges orientales de l’Égypte s’en est trouvée radicalement transformée.

Les treize contributions réunies dans cet ouvrage proposent d’appréhender la réalité de l’entreprise menée à bien dans l’isthme, au travers d’angles variés et de documentations élargies, avec le souci d’accorder une place prépondérante à la question de son intégration dans le cadre égyptien.

> commander l’ouvrage

Keys for architectural history research in the digital era

Textes rassemblés par Juliette Hueber et Antonio Mendes da Silva

Avec la collaboration de Alistair Baron, David Cooper, Kenneth D. Crews, Julien Dorra, Paul Girard, Ian Gregory, Andrew Hardie, Christophe Leclercq, Patricia Murrieta-Flores, Paul Rayson, Antonio Mendes da Silva et Lisa Spiro

This handbook gathers a selection of texts by the speakers at the Training School “Architectural Research in the Digital Era” (Ghent, 2-6 April 2013) and the workshop “GIS, data visualization an open community” (Paris, 27-28 January 2014).

The aims of these two events organised in the framework of the COST ISO904 Action European architecture beyond Europe: Sharing Research and Knowledge on Dissemination Processes, Historical Data and Material Legacy (19th-20th centuries), was to familiarize the participants, architectural historians with a variety of aspects related to conducting research in a digital era: Architectural history research in the digital era Copyrights; Standards, metadata, interoperability and sustainability; Data visualisation; Creating a digital research environment, GIS and Open communities.

> consulter en ligne

Concours pour le musée des Antiquités égyptiennes du Caire, 1895

Textes réunis par Ezio Godoli et Mercedes Volait

Le concours pour l’érection d’un musée des antiquités égyptiennes au Caire est lancé le 18 juillet 1894. C’est le premier concours d’architecture ouvert en Egypte. Il connaît un retentissement international, suscitant des projets d’architectes français (premiers prix), européens, américains, égyptiens, maltais et syriens. Les textes réunis ici sont issus de la journée d’études organisée dans le cadre du projet Musomed financé par l’Union européenne (6e PCRDT) en novembre 2007. Ils visent à confronter les propositions soumises, à mettre en lumière les coulisses et résultats du concours, et à faire le bilan des apports induits par l’exploitation et le croisement de matériaux dispersés dans plusieurs fonds européens.

En complément de cette publication, nous avons mis en ligne la chronologie des archives et des articles de presse concernant le concours et la construction du musée des Antiquités égyptiennes du Caire (1880-1914).

Parallèlement à la publication de cet ouvrage, une exposition sur Marcel Dourgnon, lauréat du concours et constructeur du Musée des Antiquités égyptiennes du Caire, est organisée par l’INHA, du 21 mai au 12 juin 2010.

 

> consulter la documentation de référence
> consulter en ligne
> commander l’ouvrage

L’orientalisme architectural entre imaginaires et savoirs

L’orientalisme architectural n’a pas seulement essaimé des décors exotiques, fidèles ou allusifs, sur la presque totalité de la planète au XIXe siècle ; c’est aussi une forme de « savoir construit », à travers lequel une large palette de connaissances peut être auscultée. Le colloque international tenu à Paris en mai 2006 à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) visait à examiner les relations que la production architecturale d’inspiration orientale avait entretenu avec la connaissance et les savoirs produits sur les terrains qui l’avaient nourrie. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage apportent de nombreux éclairages originaux, ainsi qu’un dossier iconographique fourni, largement inédit.

 

> lire le compte rendu de Rémi Labrusse
> consulter en ligne
> commander l’ouvrage

Catalogues d’exposition

Le Caire sur le vif. Beniamino Facchinelli photographe (1875-1895)

Catalogue rédigé par Mercedes Volait, Jérôme Delatour, Thomas Cazentre et Maryse Bideault. Avec la collaboration de Dina Bakhoum.

Redécouvert  très récemment par le recoupement de recherches  de spécialistes de la photographie et du Moyen Orient,  le travail de Beniamino  Facchinelli réalisé au Caire entre 1875  et 1895  sera présenté pour la première fois à l’Institut  national  d’histoire  de l’art du 21 avril au 8 juillet 2017, illustré par une sélection de tirages originaux, ouvrages scientifiques et cartes postales d’époque.
Établi au Caire au cours des années 1870, Beniamino Facchinelli a réalisé quelque 1 200 vues de ses rues et de ses monuments. Certaines répondent à des commandes  passées par des amateurs français ou britanniques engagés dans la conservation  et la restauration  des monuments du Caire, et s’attachent  à en documenter au plus près la physionomie.  D’autres  saisissent la ville au quotidien, sa vie et les mouvements humains, animaux dans ses rues. Certaines  se distinguent par l’originalité de leur facture proche de l’instantané  et toutes par leur style documentaire. Elles fournissent à ce titre un témoignage inédit et original de l’univers architectural,  ornemental et urbain cairote avant les grandes restaurations  du début  du XXe siècle.
L’exposition présentée à l’INHA résulte des travaux plus généraux menés par le laboratoire InVisu (CNRS/ INHA) sur l’iconographie du patrimoine monumental du Caire. Elle présente un inventaire photographique des architectures civiles, religieuses et des constructions modernes ou pittoresques  à la fin du XIXe siècle. Elle revient également sur les techniques photographiques utilisées par Facchinelli, ainsi que sur la circulation de ses images dans les milieux aussi bien savants qu’artistiques.

> consulter en ligne

Jules Bourgoin (1838-1908). L’obsession du trait

Avec la collaboration de Maryse Bideault, Sébastien Chauffour, Élisabeth David, Alain Madeleine-Perdrillat, Estelle Thibault et Mercedes Volait

Né à Joigny (Yonne) le 12 décembre 1838, dans un milieu de petits propriétaires commerçants solidement ancrés tant à Saint-Julien-du-Sault qu’à Fleury-la-Vallée, Jules Bourgoin, ou encore Bourgoin-Esclavy, est admis en novembre 1859 à l’École impériale des beaux-arts et étudie l’architecture dans l’atelier de Simon Claude Constant-Dufeux (1801-1870). Il est probable qu’il a également suivi les cours d’histoire et composition d’ornement dispensés par Victor-Marie Ruprich-Robert (1820-1887) à l’École spéciale de dessin et mathématiques, dite « Petite École ».

Si rien n’est connu des activités de Bourgoin avant 1863, date à laquelle il est envoyé à Alexandrie pour suivre des travaux conduits au consulat général de France, les trois années passées en Égypte (1863-1866) ne sont guère plus documentées, sinon par de nombreux carnets qu’il a couverts de dessins, en Basse-Égypte comme au Caire, mais aussi à Jérusalem, rassemblant les matériaux d’un premier ouvrage, Les Arts arabes, architecture, menuiserie, bronzes, plafonds, revêtements, pavements, vitraux, etc. avec un texte descriptif et explicatif et le trait général de l’art arabe ([1868]-1873). Dès son retour en France, Jules Bourgoin se lance auprès de l’administration dans une quête persistante de subventions et de missions à l’étranger. En fait, seuls deux autres séjours lui seront financés, l’un à Damas en 1874-1875, l’autre au Caire. Ce dernier, de 1880 à 1884, le verra œuvrer entre autres activités à la mise en place de la Mission archéologique française (MAF) créée par Gaston Maspero (1846-1916), dont il sera un temps directeur adjoint, mais aussi au sein du Comité de conservation des monuments de l’art arabe qui se préoccupe de la sauvegarde des monuments du Caire menacés de disparition tant en raison de leur état de délabrement que de la modernisation de la ville.

Chaque mission sera l’occasion d’exercer son talent de dessinateur, reconnu de tous et souvent sollicité. Ainsi se constitue un œuvre dessiné exceptionnel, touchant pour l’essentiel à l’architecture et aux divers arts du monde musulman et qui fournira la matière de deux autres ouvrages, Les Éléments de l’art arabe (1879) et le Précis de l’art arabe ([1889]-1892).

Notes de la rédaction

Cette publication est le catalogue de l’exposition présentée à l’Institut national d’histoire de l’art (Galerie Colbert, salle Roberto Longhi, 20 novembre 2012-12 janvier 2013).

> consulter en ligne

L’architecte Marcel Dourgnon et l’Égypte

Sous la direction de Hélène Morlier
Avec la collaboration de Jean-Marcel Humbert et Marie-Laure Crosnier Leconte

Marcel Dourgnon est né le 29 septembre 1858 dans un milieu modeste et profondément républicain. Il suivit une longue scolarité qui lui permit d’accumuler de nombreuses récompenses en dessin d’architecture ou d’ornement. Parallélement, il acquit l’expérience des chantiers, en France et au Chili. Au printemps 1895, Marcel Dourgnon fit partie des quatre lauréats  ex aequoau concours du musée des Antiquités du Caire, et réalisa également le pavillon de l’Égypte pour l’Exposition universelle de Paris de 1900.

Notes de la rédaction

Catalogue d’exposition « L’architecte Marcel Dourgnon et l’Égypte », du 20 mai au 12 juin 2010.

L’opportunité d’engager une recherche approfondie sur le concours pour un nouveau musée des Antiquités égyptiennes au Caire a été offerte par le projet européen Musomed, qui s’était donné pour objectif d’expérimenter la constitution de nouveaux corpus documentaires dispersés. Une documentation la plus exhaustive possible a été ainsi rassemblée sur le concours à travers un dépouillement systématique de la presse architecturale européenne, en particulier française, italienne et anglaise, et la consultation de quotidiens paraissant en Égypte. Ce premier ensemble de textes a été complété par des recherches dans plusieurs fonds d’archives en Europe, publics et privés.

> consulter en ligne

Ouvrages

Annales islamologiques 50 : Bâtir, exposer, restaurer une histoire architecturale de l’Égypte moderne

Le volume 50 des Annales islamologiques comprend, comme les précédents, un dossier et des varia. Le dossier, intitulé « Bâtir, exposer, restaurer : une histoire architecturale de l’Égypte moderne », a été coordonné par Mercedes Volait. Son introduction et ses six articles explorent la grande variété des contextes dans lesquels s’est épanouie l’architecture entre le milieu du XIXe siècle et les années 1960, de la réinvention de la tradition copte et islamique à la commande patronale (Compagnie du canal de Suez), aristocratique (rue ʿImād al-Dīn au Caire) ou plus tard nationale (foires et expositions). Les articles sont accompagnés d’une riche iconographie, pour une large part inédite.

Cinq articles de varia, en français, en anglais et en arabe, complètent ce numéro. Trois d’entre eux publient des sources : deux papyrus arabes de la fin du viiie ou du IXe siècle, et un papier issu des documents du Ḥaram šarīf, qui éclaire sur la situation des non-Musulmans dans la Jérusalem mamelouke. Les deux autres articles portent sur la science du Hadith à l’époque médiévale, et sur les musiciens et chanteurs dans la chronique d’Ibn Iyās (début du XVIe siècle).

The 50th issue of the Annales islamologiques includes a folder and varia, as was the case of the preceding issues. The folder, entitled “Bâtir, exposer, restaurer: une histoire architecturale de l’Égypte moderne”, is edited by Mercedes Volait. An introduction and six articles explore the large variety of contexts in which architecture bloomed between the mid-19th century and the 1960s. This period witnessed the reinvention of Coptic and Islamic tradition as well as the development of building activities through orders from companies (e.g. Suez Canal Company), the aristocracy (e.g. ʿImād al-Dīn street in Cairo) or later on the state (e.g. fairs and exhibitions). Articles are accompanied by a rich and mostly unpublished iconography.

Five articles of varia, in French, in English and in Arabic, complete this issue. Three of them publish sources: two arabic papyri from the end of the 8th or the 9th century, and a paper stemming from the documents of al-Ḥaram al-Šarīf, which sheds light on the situation of the non-Muslims in Mamluk Jerusalem. The two other articles deal with the science of Hadith in the medieval period, and with musicians and singers in Ibn Iyās’ chronicle (beginning of the 16th century).

> consulter en ligne / read it online

Alger. Ville & architecture, 1830-1940

Claudine Piaton, Juliette Hueber, Boussad Aiche, Thierry Lochard avec des contributions de Nabila Cherif et Malik Chebahi. Photographies d’Arnaud du Boistesselin

Sur les pentes escarpées qui dominent la baie d’Alger s’étagent des architectures européennes constituant sans doute le plus bel ensemble préservé de la rive sud de la Méditerranée. Néoclassiques, haussmanniens, Beaux-Arts, Art nouveau, Art déco, néo-mauresques… les édifices rivalisent de fantaisie, peut-être davantage que nulle part ailleurs.

À travers neuf propositions de promenades, c’est à la découverte d’un siècle d’architecture que nous convient les auteurs d’Alger, ville et architecture 1830-1940. En fin d’ouvrage, un répertoire de près de 100 biographies d’architectes actifs à Alger durant cette période, dont la moitié sont inédites, ainsi qu’une bibliographie de plus de 200 références offrent une synthèse renouvelée des connaissances sur l’architecture algéroise. Résultat d’un inventaire de terrain minutieux croisé avec des recherches dans les archives françaises et algériennes, l’ouvrage est à la fois une publication scientifique de référence et un guide d’architecture. Il s’adresse donc autant aux spécialistes, architectes et historiens qu’à un public d’amateurs des deux côtés de la Méditerranée.

 

L’iconographie du Caire dans les collections patrimoniales françaises

Rapport de Maryse Bideault, avec la collaboration de Mercedes Volait

De nombreuses institutions patrimoniales en France – bibliothèques, centres d’archives, musées – conservent des fonds ou corpus plus ou moins importants d’œuvres graphiques ou de photographies illustrant divers aspects de l’Égypte contemporaine. L’existence de ces collections reflète les liens puissants et multiples (politiques, culturels, économiques) qui ont été tissés entre la France et l’Égypte depuis le début du xixe siècle. Pour des raisons diverses, ces fonds ont été relativement négligés par rapport aux fonds iconographiques relatifs à l’époque ancienne, qui ont bénéficié d’une faveur institutionnelle sans commune mesure, liée en particulier à l’importance académique en France de la science égyptologique et à l’intérêt inépuisable que lui porte le grand public.

Parce que depuis 2008, la mission de la Recherche et de la Technologie (MRT) du ministère de la Culture et de la Communication (MCC) pilote, sous la direction d’Hélène Hatzfeld, un programme interministériel sur « Le dialogue interculturel dans les institutions patrimoniales (archives, bibliothèques, musées) », aux activités déjà multiples et aux champs d’exploration très variés, qui rassemble des représentants du ministère de la Culture et de la Communication, du ministère de l’Éducation nationale, de membres d’associations, de chercheurs et d’experts, il est apparu qu’une étude portant sur les gisements iconographiques relatifs au Caire dans les collections patrimoniales françaises participerait à l’illustration des traductions de l’altérité culturelle dans l’imaginaire d’une époque.

> consulter en ligne

De l’Orient à la mathématique de l’ornement Jules Bourgoin (1838-1908)

Textes réunis par Maryse Bideault, Estelle Thibault et Mercedes Volait.

Première monographie jamais publiée sur Jules Bourgoin (1838-1908), cet ouvrage richement illustré donne à découvrir le parcours, la pensée et la production d’un savant et d’un artiste éclectique, nourri d’une culture scientifique et philosophique approfondie, qui dessine et construit une véritable mathématique de l’ornement.

> consulter en ligne

Ahmad Zaki, L’Univers à Paris. Un lettré égyptien à l’Exposition universelle de 1900

Randa Sabry,  Anne-Laure Brisac (INHA), Alice Thomine (Musée d’Orsay), Sabine Mangold (Université de Wuppertal) et Mercedes Volait.

Les impressions de première main livrées par les visiteurs des Expositions universelles ne sont pas si nombreuses. Le récit d’Ahmad Zaki (1867-1934), lettré arabe décrit par son biographe comme « maghrébin d’origine, palestinien de culture, égyptien d’enracinement », est d’autant plus précieux qu’il permet de faire entendre une voix non-européenne. Autodidacte, l’homme œuvra sa vie entière en Egypte au renouveau des lettres arabes. Grand bibliophile, il collectionna les ouvrages rares et manuscrits en langue arabe. Amateur d’art, il défendit avec passion la renaissance de l’architecture islamique. L’ampleur des curiosités de cet esprit éclairé, alliée à une plume d’une absolue sincérité, donne une saveur particulière au compte rendu de ses visites répétées (du 18 avril au 12 juillet 1900) aux installations de l’Exposition parisienne. Zaki fait partager à son lectorat arabe ses enthousiasmes et ses irritations de façon alerte et vivante, à travers une écriture fleurie, émaillée de vers, proverbes et maximes populaires. La traduction en français de son texte invite ainsi à une double découverte : l’Exposition universelle vue par un homme de lettres égyptien, et la façon toute particulière dans laquelle il retranscrit ses observations. Des compléments iconographiques, en sus des illustrations incluses dans le texte original, donnent à voir l’ensemble des sections et pavillons décrits dans le récit.

Maisons de France au Caire.

Le remploi de grands décors mamelouks et ottomans dans une architecture moderne

C’est au terme d’une singulière odyssée que de grands décors mamelouks et ottomans sont venus orner les parois de la chancellerie de l’ambassade de France au Caire. Leur présence résulte du goût pour le remploi de décors historiques éprouvé par les premiers grands collectionneurs français d’art islamique présents en Égypte au XIXe siècle. L’hôtel particulier construit au Caire par Gaston de Saint-Maurice entre 1875 et 1879 en est un exceptionnel manifeste. Rachetée par la France en 1887 pour y loger sa représentation nationale, l’habitation fut démolie un demi-siècle plus tard, après que ses décors aient été extraits pour être remontés dans une nouvelle légation. Richement illustré, l’ouvrage retrace l’histoire artistique et politique de ces successifs remplois à partir de sources inédites (dépêches diplomatiques, reportages photographiques, correspondance privée) et livre une étude de leur épigraphie, qui apporte un éclairage supplémentaire sur la réutilisation de grands décors islamiques dans l’architecture française contemporaine.

> commander l’ouvrage

Le Caire dessiné et photographié au XIXe siècle

Depuis la grande expédition d’Égypte qui marqua les esprits, seuls des voyageurs aussi célèbres que Maxime Du Camp et Gustave Flaubert sont restés dans les mémoires, alors que d’autres sont complètement oubliés ou connus des seuls spécialistes. Pourtant leurs travaux restent des sources irremplaçables sur une ville en grande partie disparue. En effet, tout au long du XIXe siècle, beaucoup de monuments périrent faute d’entretien et à partir des années 1870, le khédive Ismaïl entreprit des travaux d’embellissement pour donner à la capitale de l’Égypte un aspect européen, aux prix d’importantes démolitions. Tous ces voyageurs, architectes, peintres, « antiquaires » furent subjugués par l’architecture médiévale du Caire et par le décor géométrique de ses bâtiments civils et religieux. Ils tentèrent à travers leurs dessins, photographies et relevés de faire connaître ces richesses artistiques que certains prévoyaient de publier dans des recueils, dont quelques-uns virent le jour. Ce livre a pour vocation de sortir de l’ombre ces passionnés qui offrent encore aujourd’hui des témoignages uniques assortis souvent de descriptions de dessins, de photographies ou d’écrits théoriques en règle générale peu accessibles. Un ensemble de spécialistes met ici en valeur ces documents tombés dans l’oubli et présente des synthèses de leurs œuvres et de leurs apports à la connaissance du Caire médiéval.

Construire au-delà de la Méditerranée. L’apport des archives d’entreprises européennes (1860-1970)

Sous la direction de Claudine Piaton, Ezio Godoli et David Peyceré

Pour la première fois, des historiens de l’architecture et des conservateurs d’archives nous permettent d’accéder à un patrimoine culturel européen exceptionnel et méconnu : les archives produites par les entreprises du bâtiment et des travaux publics actives au sud de la Méditerranée, entre 1860 et 1970. Ouvrages d’art en acier ou en béton armé, cités pour ouvriers et cadres expatriés, bâtiments publics mais aussi mobilier, décors, ouvrages effectués par des artisans d’art… Toutes ces réalisations témoignent d’une époque d’intenses échanges humains, techniques et artistiques entre l’Europe et l’arc sud-est de la Méditerranée. Photographies anciennes destinées à promouvoir le travail des entrepreneurs, photographies de chantier, dessins d’architectes, croquis et carnets documentant les innovations techniques, plaquettes publicitaires… le livre est illustré par plus de 200 dessins et photographies provenant directement des fonds d’archives des constructeurs. Cet ouvrage est le résultat du projet de coopération transnationale « arching : archives d’ingénierie européennes » (2010-2012) conduit dans le cadre du programme Culture 2007-2013 de la Commission européenne, auquel ont participé cinq institutions : l’Écomusée du Bois-du-Luc (Belgique), la Cité de l’architecture et du patrimoine (France), InVisu (CNRS-INHA) (France), le Dipartimento di Architettura disegno-storia-progetto de l’université de Florence (Italie), Archmuseum (Turquie).

Le Caire, collection « Portrait de ville » numéro spécial d’Archiscopie

Mercedes Volait, Claudine  Piaton, Juliette Hueber

Le Caire, collection « Portrait de ville », numéro spécial d’Archiscopie, n°108, décembre 2011
Collection dirigée par Gwenaël Querrien

> commander l’ouvrage

Tunis. Architecture 1860-1960

Sous la direction de Juliette Hueber et de Claudine Piaton, avant-propos Mercedes Volait, avec des textes de Leila Ammar, Christophe Giudice, Ahmed Zaouche et Ettore Sessa.
Photographies Arnaud du Boistesselin

Auteurs des notices : Chacha Atallah, Maryse Bideault, Marie-Laure Crosnier Leconte, Christophe Giudice, Juliette Hueber, Dominique Jarrassé, Delphine Morel-Vacher, Iness Ouertani, Saloua Ouerghemmi, Claudine Piaton et Ahmed Zaouche.

Le livre propose une approche à la fois érudite et accessible du patrimoine construit de la « ville européenne » de Tunis : des études historiques et architecturales rédigées par les meilleurs spécialistes offrent une introduction à l’inventaire architectural des bâtiments selon leur style et leur époque (Art nouveau, Art déco, etc.). Des notices biographiques d’architectes actifs à Tunis entre 1860 et 1960 et l’inventaire des édifices signés complètent l’ouvrage.

 

Suez, histoire et architecture

Sous la direction de Claudine Piaton

Textes de Cédric Meurice, Jean-Michel Mouton, Claudine Piaton, Céline Frémaux, Angelos Ntalachanis et Naguib Amin

Troisième ouvrage de la série des monographies consacrées aux villes du canal de Suez, ce livre évoque la cité située à l’embouchure du canal et de la mer Rouge. Cette étude archéologique, historique et architecturale permet de mieux comprendre la transformation de l’escale d’embarquement des pèlerins vers La Mecque en un port industriel et commercial moderne.

Ismaïlia: architectures XIXe-XXe siècles

Sous la direction de Claudine Piaton

Cet ouvrage est consacré à Ismaïlia, deuxième ville créée ex nihilo le long du canal de Suez en 1862. Devenue une référence de l’histoire de l’urbanisme et un conservatoire des modèles d’architecture patronale, Ismaïlia occupe également une place à part dans l’histoire culturelle de l’Egypte. La ville dévoile une partie de son histoire grâce à une recherche conduite en France dans les archives de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, par Céline Frémaux, historienne de l’art, au témoignage de l’éminent historien égyptien Raouf Abbas et au travail de terrain d’une équipe de jeunes architectes en formation à l’école de Chaillot.

 

Fous du Caire : excentriques, architectes et amateurs d’art en Egypte (1867-1914)

Le présent ouvrage retrace et illustre un aspect méconnu des relations culturelles entre la France et l’Égypte. Il explore les chemins variés qui conduisirent artistes, architectes, dilettantes, vulgarisateurs et savants à s’intéresser aux monuments du Caire médiéval à partir des années 1860. Ces connaisseurs excentriques en recueillirent les vestiges et firent revivre cette esthétique, en Égypte comme en France. Mercedes Volait décrit les fortunes fluctuantes de ce goût pour « l’art arabe » jusqu’aux années 1930, tout en interrogeant les mécanismes artistiques et scientifiques, voire anthropologiques, qui lui donnèrent chair et substance.

> voir le compte rendu de Guillaume Le Bot