Les Invisibles de la mode

Travail invisible, travail indéfini

#1 Les marchés chinois de la fast-fashion. Le prix de la flexibilité, par Gilles Guiheux

Côté mode, la Chine est l’atelier du monde, c’est entendu. Mais à côté des immenses usines, tout un réseau de sous-traitants, de petits ateliers spécialisés, coupent, cousent, posent des boutons et des étiquettes. Devant des acheteuses et des acheteurs téléphones portables à la main, des mannequins juchées sur des podiums de fortune revêtent plus de 300 pièces de vêtements par jour. Sans eux pas de fast-fashion. Gilles Guiheux, spécialiste de l’histoire et de la sociologie de la Chine enquête sur ces réseaux et sur les marchés de gros où ces vêtements sont écoulés.

Captation et montage : Manuel Charpy (InVisu, CNRS-INHA) et Patrice Verdière (École Duperré)
Mise en ligne : InVisu
Création sonore : Victor Claass (INHA)

InVisu – INHA – École Duperré – Sartoria – Université Paris I

Gilles Guiheux est professeur à l’Université de Paris, chercheur au CESSMA et membre senior de l’IUF. Ses travaux se situent au carrefour de l’histoire et de la sociologie. Il s’est intéressé aux conditions de l’émergence du secteur privé à Taïwan puis en Chine continentale, et à la construction des figures sociales de l’entrepreneur et du consommateur. Il développe aujourd’hui un programme sur le travail ouvrier dans l’industrie chinoise du prêt-à-porter. Il a récemment publié La République populaire de Chine (1949 à nos jours), Les Belles Lettres (Histoire générale de la Chine), 2018

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#2 Dans l’ombre des maîtres : les compagnons brodeurs à Paris au XVIe siècle, par Astrid Castres

À la différence des maîtres et brodeurs royaux, les compagnons brodeurs constituent une population difficile à appréhender pour le chercheur travaillant sur l’Ancien Régime. Sont ici examinées, à travers des archives judiciaires, comptables et notariales, plusieurs pistes qui permettent, au-delà des textes normatifs, d’esquisser les contours et les conditions de travail de cette main-d’œuvre particulièrement nombreuse, mais aussi, à l’occasion de conflits, d’entendre la voix et les revendications de quelques-uns de ses représentants.

Captation et montage : Pascale Cugy (INHA) et Émilie Hammen (Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne / Institut français de la mode)
Mise en ligne : InVisu
Création sonore : Victor Claass (INHA)

InVisu – INHA – École Duperré – Sartoria – Université Paris I

Astrid Castres est maître de conférences à l’École Pratique des Hautes Études. Auteure d’une thèse intitulée « Brodeurs et chasubliers à Paris au XVIe siècle » et co-commissaire de l’exposition « L’art en broderie au Moyen-Âge » (Musée de Cluny, 2019-2020), elle travaille sur les cadres de production du vêtement à l’époque moderne et a récemment dirigé la publication, en collaboration avec Tiphaine Gaumy, de La fabrique de l’habit : Artisans, techniques et productions du vêtement (XVe-XVIIIe siècle), Paris: École nationale des chartes, 2020.

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